Groenland : baie de Disko (août 2002)

Une destination (assez) originale en cet été 2002 : la baie de Disko à l’ouest du Groenland. Il faut dire que j’ai rarement le courage de me replonger en hiver au beau milieu de l’été. Néanmoins ce sacrifice en valait vraiment la peine. Question période toutefois, ce n’était pas à mon sens la meilleure puisque nous ne pourrions pas apercevoir le soleil de minuit, quoiqu’étant largement au nord du cercle polaire. Mais je n’ai pas eu le choix, et d’ailleurs cela présentait un avantage : les moustiques sont nettement moins virulents qu’en juillet.

Donc départ en avion via Copenhague, où nous avons passé la nuit dans un hôtel quelque peu miteux… Rappelons au passage que le Groenland est encore une possession danoise, même s’il bénéficie d’une très large autonomie (et s’il est sorti de l’union européenne). La monnaie utilisée est la couronne danoise, le Danemark ayant comme chacun sait refusé l’euro (et apparemment il ne s’en porte pas plus mal). Le lendemain, nous prenons un avion de la SAS pour la piste de Kangerlussuaq, au sud-ouest du Groenland (Kangerlussuaq est le nom groenlandais, c’est Søndre Strømfjord si l’on se réfère à la toponymie danoise). Cette ancienne base militaire US est l’une des deux seules pistes de l’île où peuvent atterrir les avions gros porteurs, mais c’est un aéroport loin de tout. Les principales villes du Groenland étant dotées de pistes plus courtes, on les rejoint depuis Kangerlussuaq par des quadrimoteurs Dash 7 à hélice. Pendant le vol nous conduisant à Kangerlussuaq, nous avons eu la chance d’avoir un temps dégagé alors que nous survolions la côte orientale de l’île, laquelle est beaucoup plus accidentée (et aussi beaucoup moins habitée) que la côte occidentale. Il est difficile de prendre de belles photos à travers un hublot, mais je crois que ça rend quand même assez bien compte du formidable enchevêtrement de glaciers qui se trouve sur cette côte, avec tous les icebergs qui s’en dégagent. Il va sans dire qu’aucun voyage touristique n’a pour destination cette région : vu l’isolement et les conditions climatiques (encore bien plus aléatoires que sur la côte ouest), ça s’apparenterait à une véritable expédition polaire !