Vallée de la Cure, Vézelay

Vallée de la Cure, Vézelay

Cette randonnée CAF de deux jours a été effectuée à la limite du Morvan, ce « massif » proche de Paris où je n’avais jusqu’alors jamais mis les pieds. Nous n’avons pas eu un temps extraordinaire (gris assez froid) : un coup de malchance car il faisait très beau pendant ce temps à Paris.

La randonnée a débuté à Avallon, atteinte par trois heures de train (départ à l’aube et changement à Laroche-Migennes). Avallon que nous avons traversée au pas de charge, eu égard à la marche (et aussi aux visites) qui nous attendaient ensuite.

Nous avons quand même pris le temps d’entrer dans une église, la collégiale Saint-Lazare d’Avallon (XIIe s.).

Il subsiste quelques remparts autour du cœur de la ville.

Maintenant, place à la randonnée proprement dite. Nous avons commencé par progresser le long d’une petite rivière, le Cousin. Un sentier qui contenait des « passages délicats » (en fait, une chaîne sur un petit passage de rocher, deux mètres au-dessus de la rivière). On se serait presque cru en montagne !

On aura noté l’ancien moulin à eau sur la dernière photo.

Arrêt dans le village de Pontaubert, doté d’une charmante église romane, Notre-Dame-de-la-Nativité (XIIe – XIIIe siècles).

Nous avons pique-niqué dans l’ancien jardin du presbytère, maintenant jardin public.

Cette belle bâtisse sitée à Domecy-sur-le-Vault n’est rien moins qu’un gîte d’étape ! Dommange que ce ne soit pas là que notre organisateur avait décidé de nous faire passer la nuit…

On chasse par ici… mais pas à cette saison.

Sous Vézelay, le village de Saint-Père et son église Notre-Dame.

Nous sommes ensuite peu à peu montés vers la ville de Vézelay qui se trouve sur une colline.

20-21 avril 2013

Vézelay s’articule autour d’une unique rue (la grande rue) montant en pente douce vers la basilique, Sainte-Marie-Madeleine, joyau de l’art roman. (On nous a distribué des audioguides pour la visite, mais nous n’avons pas eu le temps de tout écouter).

Voici la basilique, encore de nos jours lieu de pèlerinage (c’était aussi l’un des points de départ du chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle).

Le narthex et le portail central.

La nef :

Il y a une crypte contenant des reliques de Sainte-Marie-Madeleine enfermés dans un coffret doré ; mais les photos y sont interdites. Quand au chœur de la basilique, de style gothique flamboyant (contrastant donc avec le reste de l’édifice), je n’ai pas pu le photographier à ce moment là car débutait une cérémonie religieuse. Ici, le portail central de la façade (tympan du Jugement dernier), photographié en sortant.

L’auberge de jeunesse où nous avons passé la nuit se trouve à l’écart de la ville, il fallait traverser quelques champs pour y accéder. Ici, la ville photographiée depuis ce chemin le lendemain matin : malhreuseument la météo n’avait guère changé ! (Heureusement qu’il y a les photos d’intérieur).

9 heures du matin : les rues de Vézelay sont presque désertes à cette heure. Le privilège du randonneur qui se lève tôt !

Nous avons eu le temps de retourner dans la basilique, et, cette fois-ci, d’en photographier le chœur.

Nous quittons maintenant Vézelay par une poterne (ce qui nous permet d’avoir une vue sur les remparts).

Asquins au pied de Vézelay, avec un très beau lavoir.

Ici (après toute une matinée de randonnée), la forteresse de Cora, ancien camp romain. Il est situé sur la voie d’Agrippa, du nom d’un général romain, gouverneur de la Gaule.

Ici, quelques carrières d’époque romaine creusées dans le calcaire (cela m’a rappelé l’oreille de Denys à Syracuse).

Nous avons ensuite fait halte pour une assez longue visite la grotte d’Arcy-sur-Cure. Une visite très intéressante, mais dont il est malheureusement interdit de prendre des photos. La grotte d’Arcy-sur-Cure est une grotte de calcaire, formée de salles successives avec formation de stalactites et de stalagmites. Mais surtout, c’est aussi une grotte préhistorique recelant des peintures datant de 30000 ans.

La grotte est située sur une propriété privée et des visites sont organisées par les propriétaires depuis le Moyen-Âge. Pourtant, les peintures ne sont connues que depuis 1990. La raison est qu’elle étaient masquées par une couche de calcaire qui s’était déposée au fil des millénaire et qui en masquait l’existence. Malheureusement, ces peintures ont été très endommagées dans les années 1980 lorsqu’il a été décidé de procéder à un nettoyage de la grotte, dont les parois avaient accumulé de la suie du fait des visites qui s’y déroulaient. Un nettoyage effectué à l’acide chlorhydrique ! (Plutôt brutal sur du calcaire, mais c’était la façon de procéder en pareil cas). Les ouvriers qui nettoyaient ont relevé que certaines salles du fond de la grotte « saignaient », mais personne n’y a davantage prêté attention. Les peintures ne furent finalement découvertes qu’en 1990, tout a fait par hasard, parce qu’une émission de télévision (l’histoire ne dit pas si c’était TF1) fut tournée dans la grotte. Ce qui nécessita l’installation de très puissants projecteurs, et permit de distinguer des peintures à travers la couche de calcaire. Dès lors on put mettre à jour des dizaines de peintures. Mieux, en y laissant délibérément une fine couche de calcaire, on autorisa aux visiteurs d’admirer les véritables peintures, et non de pâles copies comme c’est le cas à Lascaux. Toutefois, on estime que le malencontreux nettoyage des années 1980 aurait détruit 80 % des peintures que renfermait la grotte.

Comme on n’a pas le droit de faire de photos (pour des raisons semble-t-il plus commerciales que scientifiques) je suis ici obligé de « pirater » les photos du site officiel de la grotte.

La Coquille Saint Jacques, salle de la Draperie Le lavoir des Fées
Les peintures du Sanctuaire Grand ours

Après cette très belle visite, nous avons repris la randonnée et tout d’abord traversé le village d’Arcy-sur-Cure, et son très beau manoir dit du Chastenay. On remarquera que le soleil a commencé à paraître ! Il était temps…

Enfin, de derniers passages en forêt (et même une petite côte) avant de rejoindre la gare de Lucy-sur-Cure, atteinte dix minutes seulement avant l’heure du train (ça c’est de l’optimisation !). Lequel train doit être « hélé » comme c’est parfois le cas sur les petites lignes. Pourtant, une fois montés dedans, on n’en change pas jusqu’à Paris.